Vivre avec les saints du Carmel

4ème dimanche de l'Avent (C) : Luc 1,39-45

La liturgie de ce jour, à la veille de Noël, nous fait entendre l’Évangile de la Visitation. Que cela nous soit l’occasion de nous rapprocher encore de la Vierge Marie, afin d’apprendre de son cœur de mère comment nous accueillerons l’Enfant-Jésus au jour de sa naissance, qui est maintenant si proche ! Combien devait-elle être émerveillée de ce qui s’accomplissait en elle : la venue cachée du Seigneur tout-puissant ! Dans le silence de la prière, demandons à Marie de nous aider à reconnaître nous aussi la venue du Sauveur au-dedans de nous.

Georges de La Tour

Laissons-nous aussi instruire par son attitude envers sa cousine Élisabeth : après avoir reçu la nouvelle de l’Incarnation du Verbe de Dieu en sa chair, Marie s’en va visiter sa cousine enceinte et elle le fait "rapidement", comme nous le précise saint Luc. Et avant même qu’elle n’ait cherché à exprimer quelque chose du mystère qui s’accomplit en elle, alors qu’elle n’a fait que saluer sa cousine, celle-ci sent tressaillir en elle l’enfant qu’elle porte. L’enfant Jean-Baptiste tressaille de joie à l’approche du Messie porté par sa mère, Élisabeth est emplie de l’Esprit-Saint et reconnaît l’inouï du don de Dieu : "comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?"

Dans la prière, ouvrons notre cœur à cette visite de l’Enfant-Dieu porté par Marie. À leur approche, que l’enfant caché au-dedans de nous s’éveille et tressaille de joie, cet enfant à qui le Seigneur nous demande de ressembler pour pouvoir entrer dans le Royaume de Dieu (cf. Mt 18,3). Et dans notre quotidien, soyons attentifs aux visitations de chaque jour, qui nous apportent la présence du Seigneur Jésus de façon cachée. Une rencontre inattendue, un service de charité rendu, un sourire échangé … dans la paix et la simplicité, tenons-nous en éveil afin d’être prêts à accueillir l’Enfant qui naîtra dans la nuit de notre Bethléem. Fr. Anthony-Joseph, ocd Haut

 
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus :" Pourquoi je t'aime ô Marie" (poésie PN 54)
3. Lorsqu'un ange du Ciel t'offre d'être la M ère
Du Dieu qui doit régner toute l'éternité
Je te vois préférer, ô Marie, quel mystère !
L'ineffable trésor de la virginité.
Je comprends que ton âme, ô Vierge Immaculée
Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour
Je comprends que ton âme, humble et douce Vallée
Peut contenir Jésus, l'océan de l'Amour ! …
 
9. Plus tard à Bethléem, ô Joseph et Marie !
Je vous vois repoussés de tous les habitants
Nul ne veut recevoir en son hôtellerie
De pauvres étrangers, la place est pour les grands …
La place est pour les grands et c’est dans une étable
Que la Reine des Cieux doit enfanter un Dieu.
O ma Mère chérie, que je te trouve aimable
Que je te trouve grande en un si pauvre lieu ! …
 
10. Quand je vois L'Éternel enveloppé de langes
Quand du Verbe Divin j'entends le faible cri
O ma Mère chérie, je n'envie plus les anges
Car leur puissant Seigneur est mon Frère chéri !
Que je t'aime, Marie, toi qui sur nos rivages
As fait épanouir cette divine fleur ! …
Que je t'aime écoutant les bergers et les mages
Et gardant avec soin toute chose en ton cœur ! … Haut