Le sacrement de réconciliation
Confession

Le sacrement de la réconciliation (également appelé "Confession" ou encore "sacrement de Pénitence") est l'un des deux sacrements de guérison proposés par l'Eglise, avec l'Onction des malades. C'est le sacrement offert aux hommes pour le pardon de leurs péchés. Comme tout sacrement, il opère au niveau spirituel : le pardon reçu de Dieu (à travers le prêtre qui accueille la confession) restaure d'abord la relation au Seigneur, la communion avec lui, que le péché a pu blesser plus ou moins gravement. Cette communion retrouvée permet alors de guérir les relations aux autres et à soi-même, de leur ouvrir un nouvel avenir. Le sacrement agit donc comme une re-création qui touche l'être en ses profondeurs, ce que Dieu seul peut faire. Il ne s'agit pas simplement de "soulager sa conscience" en avouant une faute : ce serait en rester au simple niveau psychique, au niveau périphérique de la personne. Ce serait ne pas comprendre l'essence même du sacrement qui consiste à séparer le pécheur de son péché. Jésus, en mourant sur la croix, a accepté d'endosser le péché personnel des hommes de tous les temps pour que l'homme puisse vivre, retrouver sa beauté.

Les "actes" du pénitent

L'absolution des péchés ne peut être donnée s'il manque l'un de ces trois éléments (les "actes" du pénitent) : la contrition, l'aveu et une manière appropriée d'expier ses péchés (ce qu'on appelle la "satisfaction").

La contrition

La contrition, comme le rappelle le catéchisme est "une douleur de l'âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l'avenir". Cette contrition est dite "parfaite" quand elle est conscience de la blessure d'amour envers Dieu; elle est dite "imparfaite" quand elle a pour origine une source moins parfaite : par exemple la peur de la damnation ou la crainte d'autres peines.

L'aveu

Ce terme "aveu" reste chargé de connotations négatives : passer aux aveux, extorquer ou arracher des aveux sont des expressions qui appartiennent à ce registre des violences faites par/ou à l’homme. Bon gré, mal gré "avouer" signifie un arrachement de ce qui gît au plus profond de l’être, pour l’amener à la lumière ou dans toute autre sphère qui n’est plus celle du pur privé, de la solitude. L’aveu, précise le Petit Robert, c’est l’acte de reconnaître certains faits plus ou moins pénibles à révéler. Paradoxalement on dira d’un homme qu’il "avoue son amour" à une femme. S’il est donc pénible de dire une si belle chose – qu’en sera-t-il alors des laides ? – c’est que le ressort de l’aveu doit trouver ses racines en un point très vulnérable de l’être.

Dans le sacrement de réconciliation, l’aveu tient une place charnière et nécessaire que l’histoire de ce sacrement a toujours maintenue invariablement alors même qu’il a pu être récemment contesté avec le développement, dans certains lieux, de "l’absolution collective". Ses caractéristiques semblent, d’une certaine manière, poser moins de difficultés que celles de la contrition, ou que celles de la réparation. L’Eglise l’a toujours voulu sincère et, relativement rapidement, secret. Quand le sacrement de réconciliation s’appelait simplement "confession" il signifiait sans doute beaucoup plus fortement son ressort nucléaire ; en ce sens il aurait bien pu se dire "sacrement de l’aveu". Sans oublier sa seconde dimension, laudative :

"Il est appelé sacrement de confession puisque l’aveu, la confession des péchés devant le prêtres est un élément essentiel de ce sacrement. Dans un sens profond ce sacrement est aussi une « confession », reconnaissance et louange de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l’homme pécheur." [Catéchisme de l'Eglise Catholique §1424].

Il est peut-être symptomatique que notre époque ait porté l’accent, quant à l’appellation même du sacrement, sur la réconciliation ou le pardon qui sont, en première approche, la conséquence de l’aveu porté par la contrition. C’est ainsi dire que l’aveu personnel des fautes reconnues – des péchés en termes chrétiens – s’avère, en fin de comptes, beaucoup moins simple qu’il n’y paraît.

La satisfaction

La notion de "satisfaction" signifie" que le pécheur non seulement doit tenter de réparer - quand c'est possible - les torts qu'il a causés (restituer des objets volés par exemple) mais qu'il doit aller, également, plus loin que le simple rétablissement d'une justice. Comme le dit le Catéchisme de l'Eglise Catholique (Cec) : il doit "satisfaire" de manière appropriée ou "expier" ses péchés. Cette pénitence ne doit viser que le bien spirituel du pécheur en favorisant tout ce qui peut l'ouvrir à Dieu, aux autres (prière, oeuvres de charité, etc.)

Comment se confesser ?

L'examen de conscience qui précède toute confession, n'est pas une introspection. C'est sous le regard de Dieu, à la lecture et à l'écoute de sa Parole, que l'homme peut reconnaître en quoi a consisté son péché. Schématiquement, cet examen peut se faire en essayant de voir ce qui a blessé notre relation :

- à Dieu (manque de confiance en lui, tiédeur, désir de s'éterniser sur terre, ...)
- aux autres (mépris, orgueil, indélicatesses, jalousie, instrumentalisation...)
- et à soi-même (conduites dangereuses, addictions, ...).
Quand ces trois types de relations sont "réparées", alors l'homme peut être sûr qu'il est dans le chemin du bonheur !

Célébrations pénitentielles à la paroisse, 2008-2009
Le mardi 19 décembre 2008 à 20h30 et le jeudi 21 à 15h30
Le mercredi 25 mars 2009, de 12h00 à 22h00
NB Les prêtres confessent chaque jour à leurs heures d'accueil
 
FF