L'onction des malades

Le catéchisme de l'Eglise catholique introduit ce sacrement ainsi : "La maladie et la souffrance ont toujours été parmi les problèmes les plus graves qui éprouvent la vie humaine. Dans la maladie, l'homme fait l'expérience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude. Toute maladie peut nous faire entrevoir la mort. La maladie peut conduire à l'angoisse, au repliement sur soi, parfois même au désespoir et à la révolte contre Dieu. Elle peut aussi rendre la personne plus mûre, l'aider à discerner dans sa vie ce qui n'est pas essentiel pour se tourner vers ce qui l'est. Très souvent, la maladie provoque une recherche de Dieu, un retour à lui". (§ 1500 et 1501)

La guérison ?

Onction

Toute maladie touche l'homme dans sa totalité, c'est-à-dire dans ses trois dimensions : physique, psychique et spirituelle. Quand l'homme est blessé dans l'une de ses trois dimensions, c'est son unité même qui est menacée. Quand Jésus remet l'homme debout, quand Jésus opère des guérisons physiques, il demande souvent à ceux qu'il a guéri de croire, ou il associe guérison physique et pardon des péchés. Ce que Jésus opérait il y a 2000 ans, il continue à le faire aujourd'hui puisqu'il est toujours vivant, cela n'a rien de magique : "le Christ agit désormais par les sacrements, institués par lui pour communiquer sa grâce".

Qui peut recevoir ce sacrement ?

Les cas où le sacrement des malades peut être donné sont multiples. Tout d'abord ce sacrement peut être donné au domicile d'une personne, dans une chambre d'hôpital ou au cours d'une messe. Dans ce cas c’est toute la communauté qui va prier et aider ceux qui reçoivent ce sacrement. A Notre-Dame d'Auteuil, par exemple, il est donné régulièrement tous les deux ans au cours d'une messe dominicale. On peut demander ce sacrement quand, par exemple :

- on est à la veille d’une épreuve de santé ou d’une opération,
- on se sait atteint d’une maladie grave,
- on connaît une angoisse forte à cause d'une maladie,
- on a besoin de force à cause de l’âge.
Il est important de souligner deux souhaits de l’Eglise :
- d’abord « que se perde la mauvaise habitude de retarder la réception de ce sacrement »
- ensuite « qu’un effort particulier soit fait auprès de ceux qui entourent les malades, pour les informer du sens véritable du sacrement de l’Onction ».
Les laïcs, comme les prêtres, sont donc invités à entrer dans cette catéchèse et à la diffuser. Les premières personnes à évangéliser ce sont nos proches et nous-mêmes.

En quoi consiste ce sacrement ?

L'onction des malades ne peut être donnée que par un prêtre. Le rituel est assez simple. Il se compose de différentes prières d'intercession et de deux gestes importants : l'imposition des mains en silence et l'onction d'huile bénite (par l'évêque ordinairement) sur le front et les mains. Il est bon de se préparer à ce sacrement en le faisant précéder du sacrement de réconciliation.

 
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