Eucharistie et communion
Juan_de_Juanes

Le terme "eucharistie" désigne en général la messe (on célèbre l'euchariste, on assiste à l'eucharistie) et la communion l'acte par lequel on consomme le pain et le vin qui sont devenus le Corps et le Sang du Christ au moment de la consécration, par le prêtre célébrant. Cette transformation du pain en Corps du Christ, mais aussi du vin en Sang du Christ porte un nom un peu savant, la transsubstantiation car il y a changement de substance. La transsubstantiation n'est donc pas la substitution du Christ au pain, ni une transformation matérielle du pain et du vin, ni une "descente" (déplacement local) du Christ dans le pain. La consécration est opérée par le prêtre, agissant "en la personne du Christ": il redit les paroles du Seigneur lui-même (cf. Mt 26,26 et 1Co 11,24) :
- "prenez et mangez, ceci est mon corps",
- "buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multi-tude en rémission des péchés".
Ce changement de substance est donc un acte qui se joue au plan métaphysique et non pas physique.

Rappels

Il existe 7 sacrements, dont trois "d’initiation" à la vie trinitaire :
- le baptême, c’est le sacrement d’initiation au Père, par lequel on entre dans cette reconnaissance de Dieu comme Père,
- l’eucharistie, c’est le sacrement d’intiation au Fils ; on apprend à devenir Fils,
- enfin la confirmation "termine" cette initiation à la Trinité par la réception de l’Esprit Saint en plénitude : il y a un engagement adulte de la liberté ; c’est le début du témoignage, de la mission.

La première communion des enfants

Communions

A la diffrence du baptême que les parents demandent pour leur enfant, la première communion engage :
- le désir de l’enfant et celui des parents,
- un discernement que devront exercer ensemble les parents et les accompagnateurs.

La question qui se pose pour les parents, mais aussi pour ceux qui accompagnent les enfants (en particulier le prêtre ou le diacre, les catéchistes, voire le parrain et la marraine), est donc de discerner l’opportunité ou non de la première communion en telle ou telle classe. En général la première communion se fait en CM1 après deux ans de catéchisme. Il y a, pour cela, à tenir compte de critères objectifs et de critères subjectifs :

Les critères objectifs

Ils sont assez simples, en voici quelques uns :

- l’enfant est-il intéressé par le catéchisme, par la messe dans son ensemble et pas seulement par la communion ?
- existe-t-il une vraie pratique dominicale de l'enfant et de la famille ?
- l’enfant a-t-il une vie de prière ?
- que dit-il de l’hostie ?
- veut-il communier pour "faire comme tout le monde" ?

Les critères subjectifs

On essayera de demander à l'enfant ses motifs :

- pourquoi veut-il communier ?
- qu’attend-t-il et qu’espère-t-il de la communion ?
Mais ce n’est pas tout, car si on juge que la communion est bonne pour l’enfant il faut aussi que les adultes, les parents, la juge bonne pour eux-mêmes. Sinon l’enfant, qui a en lui une grande exigence de vérité, n’y croira pas vraiment et "faire sa communion" ce sera, finalement pour lui, faire comme les autres, avoir des cadeaux, rentrer dans un jeu purement social,

L'implication des parents

La première communion, c’est le début d’une nouvelle vie, alors il faudra :

- aider l’enfant à s’y préparer par des prières,
- également l'initier au sacrement de réconciliation.

Engager l'enfant vers la première communion est donc exigeant pour ses parents. Il y a ce à quoi nous "croyons", mais notre vie en est-elle changée pour autant ? Alors pour vivre en vérité, c’est-à-dire dans le Christ, il faut prendre les moyens de mettre en oeuvre cette vie sacramentelle.

Incohérence d'une vie de foi sans pratique

Si un tout petit enfant n’a pas de contact, de relation d’amour avec sa mère ou la personne qui s’occupe de lui, il meurt. Il ne peut donc y avoir de vie de foi sans vie sacramentelle et donc sans vie en Eglise (puisque c’est elle qui dispense, comme une Mère, l'amour et la nourriture à travers l'eucharistie, le sacrement par excellence de l'amour). Il est incohérent de dire qu’on a la foi sans pratiquer. Le véritable amour c’est de vouloir le bien de l’autre, de son enfant en particulier, et de discerner ce à quoi Dieu l’appelle. Et cela ne peut se connaître qu’en priant et, pour nous catholiques, qu'en recevant les sacrements qui mettent en contact avec la vie divine.

 
Contact
Pour les enfants prendre contact avec les catéchistes
EMail Pour les adultes : P. Pierre Lochet - 01.53.92.26.26
 
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