Les homélies - 2014-2015

28 juin : 13ème dimanche du Temps de l'Église

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc (5, 21-43)

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer. Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré – … cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet :« Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.

Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »

Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi! »

Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Eléments de réflexion

I – Kyrie – “Seigneur, prends pitié”

a“Jaïre tomba à ses pieds et le supplie instamment” – force de ma demande ?

b – “Une femme ayant dépensé tous ses biens” – limites humaines.

c – Deux évènements imbriqués crescendo, jusqu’à la Résurrection.

II – Sanctus – “Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire”.

a La question centrale et décisive de la mort – un défaut de la grande horloge ?

b – Pour un chrétien la mort véritable parce qu’éternelle est l’oeuvre de Satan.

c – Tout est à comprendre à partir de la Résurrection du Christ.

III – Agnus – “Dis seulement une Parole et je serai guéri”

a – “Qui m’a touché ?” – faire passer d’une magie supersticieuse à une foi qui soit une reconnaissance de la personne de Jésus.

b – “Il saisit la main de l’enfant” – le contact du corps de Jésus.

c – “Ma fille, ta foi t’a sauvée” – le salut par la foi.

“Il leur dit de la faire manger” : dans la symbolique baptismale celui qui est passé de la mort à la vie par le baptême est introduit à la table de l’Eucharistie.

La main offerte à celle d’Adam. La main re-créatrice du Christ offerte à chacun de nous – puissance de l’Eucharistie remise entre nos mains.

14 juin : 11ème dimanche du Temps de l'Église

En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »

Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

Eléments de réflexion

I – Merveille du règne de Dieu, don de Vie

a - Dieu et lui seul donne et déploie la Vie – graine

b - Dieu et lui seul donne et déploie le temps - moisson

c - Dieu et lui seul donne et déploie la grâce du salut – baptême

II – Merveille de la liberté de l’homme, réponse de Vie

a - Nous ne sommes pas libres de la réalité de ce qui est - de la graine -, mais de son accueil en nos cœurs

b - Nous ne sommes pas libres du sens de nos vies - de la moisson -, mais de la réponse que nous y apportons

c - Etre libre - par le baptême -, c’est être sans entraves pour se porter par soi-même vers ce pour quoi je suis fait

III – Merveille du don total de Dieu à l’homme, articulant la Grâce et la Liberté

a - Merveille de chaque graine : le moindre commencement est déjà gros de toutes les promesses

b - Merveille de chaque progrès spirituel vers la moisson : se réjouir de tout ce qui grandit en nos vies, sans jamais se désespérer de ce qui reste à accomplir

c - Merveille de notre baptême, où tout est donné en puissance, où toute croissance se conjugue avec l’engagement libre de nos vies

Merveille et délicatesse des paraboles, qui rejoignent chacun au point où il se trouve, « dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre », dans une dynamique de progrès.

Le seul auteur du Royaume de Dieu, c’est Dieu : ne nous inquiétons que de ce sur quoi nous avons prise ! Sur quoi ai-je prise en ma vie ? Quel est mon accueil du projet de Dieu en ma vie ? Quel pas ai-je à accomplir pour collaborer à l’œuvre de Dieu, ici et maintenant ?

7 juin :Saint Sacrement du Corps et du Sang du Jésus Christ

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eauviendra à votre rencontre. Suivez-le, et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?” Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

Eléments de réflexion

I - Une Alliance réelle - une puissance de libération
a - Vin / Sang : l'Alliance la plus sacrée entre deux êtres
b - Pain / Corps : œuvre conjointe, symbolisme inouïe
c - Contrat / Engagement de fidélité d'êtres libres
II - Une Alliance nouvelle - une puissance d'incarnation

a - Jésus vrai Dieu et vrai homme - articulation - séisme
b - Une communion des personnes et des natures
c - Une alliance en Esprit et Vérité, au-delà des rites et des mots
III - Une Alliance éternelle - une puissance de résurrection
a -  Pâques : passage par la mort vers la vie. Mangé/er ou perdu
b - Recevoir pour être transformé. Re-vivre. Re-concilier
c - Devenir soi-même nourriture. Communier à un acte de don

Accueillir en plénitude le réalisme de l'incarnation pour moi-mêmeC'est par notre corps que s'exprime et que se nourrit notre vie spirituelleLe Christ en son Eucharistie nous offre de faire l'unité de nos vies, avec nous-même, avec nos frères, avec Dieu notre Père, par l'unique Esprit.

31 mai : Saint Trinité (Mt 28, 16-20)

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I - Dieu nous offre de connaître son identité, et de découvrir la nôtre

a - “Dieu” : un nom commun pour tous les hommes. Pluralité ou solitude ?

b - “Dieu” : un nom propre pour les chrétiens – Révélation dans l’histoire

c - “Dieu” : une seule nature en trois personnes – mystère au sens chrétien

II - Dieu nous offre d’entrer dans son intimité, et de découvrir la nôtre

a - une relation d’amour entre des personnes : Père, Fils et Esprit

b - une relation ouverte où nous sommes invités à entrer

c - une relation qui est la seule loi de notre nature humaine

III - Dieu nous offre de communiquer son amour, et d’en vivre en plénitude

a - Laissez-vous aimer par le Père ! N’ayons pas peur d’être aimés !

b - Laissez-vous sauver par le Fils ! N’ayons pas peur d’aimer !

c - Laissez-vous transformer par l’Esprit ! N’ayons pas peur de rayonner l’amour

Nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu :

- ce que Dieu nous dit de lui-même éclaire ce que nous sommes

- ce que nous expérimentons ici-bas nous donne d’entr’apercevoir le mystère de Dieu 

10 mai : 6ème dimanche de Pâques (Jn 15, 9-17)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I – Aimer : se départir du sentimentalisme et du subjectivisme des émotions

a“amour”: un mot piégé – une dynamique de nécrose ou de don ?

b – non d’abord mon intérêt propre, mais trouver ma joie en l’autre

c – non pas de l’ordre des sentiments, du bouchon au gré des courants

II – Aimer : engager résolument sa volonté

a notre volonté, seule dimension à notre disposition - commandement

b – un engagement, une loyauté, une fidélité – donner sa vie

c – un amour plus fort que la haine, plus fort que la mort

III – Aimer : vivre de la vie même de Dieu – le connaître et l’aimer

a – un amour qui vient de Dieu, par le Christ – “comme” : identité

b – universalité : pour tous les hommes – concrètement - incarnation

c – remonter vers la source : vers le Père par le Fils - intimité

Lorsque le commandement de Dieu et mon vouloir propre ne font plus qu’un, alors je ne suis plus esclave de moi-même et de mon péché mais pleinement libre, intime de mon créateur. “Je ne vous appelle plus serviteur mais amis”. “Je vous ai dit cela pour que vous soyez comblés de joie.”

26 avril : 4ème dimanche de Pâques (Jn 10, 11-18)

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.

Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

Journée mondiale de prière pour les vocations

I - “Je suis le bon Pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis”

a - “Voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés” – don du Fils par le Père

b - “En dehors de Jésus, il n’y a pas de salut” – don du Père par le Fils

c - “Le Père a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes” – don de la créature en réponse au don du créateur

II – “Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent”

a - le don d’une rencontre personnelle d’accueil et d’écoute

b - le don d’une rencontre d’amour qui engage et comble le tout de ma vie

c - le don d’une rencontre qui me libère de mes esclavages et de mes peurs

III – “Je donne ma vie pour mes brebis”

a - une vocation universelle à la sainteté – tous les baptisés, tous les hommes – don de l’Esprit Saint

b - ma vocation personnelle à la sainteté – être utile et heureux – joie de la gratuité du don de soi

c - des vocations particulières à la sainteté – le sacerdoce et la vie religieuse

“Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes” : ne pas passer à côté de ma vie, ne pas faire de mon existence une suite de non-décisions.

Mon Dieu, donnez moi de connaître votre volonté, et donnez moi de faire votre volonté, quelle que soit votre volonté. 

12 avril : Dimanche de la divine miséricorde (Jn 20, 19-31)

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux.Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois.Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

Eléments de réflexion

Jésus rencontre ses disciples « réunis », « en Eglise », « le dimanche »

De la peur à la paix : de quel enfermement Jésus vient-il me libérer ?

I – Les limites de la connaissance humaine : le doute critique

a - Thomas, prototype du savant ? Quel est le domaine de définition ?

b - Démarches des sciences exactes et des sciences humaines marquées par un indispensable doute critique – relativité de leurs résultats

c - Doute ruineux dans les rapports interpersonnels : deux fiancés passés au crible des sciences, sans qu’aucune ne puisse expliquer leur amour…

II – La dignité de la condition humaine : être capable de confiance

a - Toutes nos vies dans tous leurs aspects reposent ultimement sur la confiance – pas d’épanouissement ni de fécondité ni de bonheur sans confiance

b - La confiance est un acte d’amour et de liberté. Accueil amoureux de Dieu qui se révèle. Humilité et simplicité.

c - La Foi est pleinement raisonnable. Elle ne s’oppose en rien à la science ; elle n’est pas du même ordre. La foi fait du croyant un « super-voyant »

III – Au sommet de notre condition humaine : l’acte de foi-confiance

a - L’intelligence : s’instruire de la Révélation – connaître pour aimer

b - Le cœur : optique infra-rouge offrant de voir dans la nuit – aimer pour vivre

c - Les mains : bâtir l’œuvre de Dieu par la Charité quotidienne - vivre pour aimer

« Qui dit « je le connais » alors qu’il ne garde pas ses commandements est un menteur et la vérité n’est pas en lui ». « L’amour de Dieu c’est cela : garder ses commandements ». (S. Jean) L’homme est pleinement lui-même, au sommet de sa dignité, lorsqu’il est dans une relation de foi-confiance : des amitiés humaines à l’amitié divine.

22 mars : 5ème dimanche du Carême

En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus.

Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! »

Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I - La Croix : une souffrance à la mesure de l'infini de l'amour
a- c'est la passion de l'âme du Christ qui est l'âme de la Passion.
b- distinguer douleur et souffrance - "Je souffre à la mesure dont j'aime".
c- le péché : l'absence d'amour. Si l'amour de Dieu est "un océan sans fond et sans rivages", il en est de même pour sa souffrance.

II - Entre Le Père et le Fils à la Croix : le péché du monde, l'asphyxie de l'amour
a - Jésus a pris librement sur ses épaules tous les refus d'aimer de tous les hommes de tous les temps - vrai Dieu et vrai homme solidaire de l'humanité.
b- Jésus ne porte pas la faute du péché, - il n'est coupable de rien - , il en porte la peine.
c- Jésus expérimente simultanément et de manière intolérable la proximité du péché et à cause de cela l'éloignement de Dieu. Expérience tragique de ce que signifie être coupé de Dieu.

III - Jésus est mort sur la Croix par amour pour nous
a- Le Christ a changé la malédiction en bénédiction : il a transformé l'immense "non" des hommes en un "oui" encore bien plus immense. Obéissance de celui dont la volonté ne fait qu'un avec celle du Père. Loi non pas formelle mais dans les cœurs.
b- Si le Christ est mort pour moi, cela veut dire - en retournant la phrase à l'actif - que j'ai tué Jésus par mes péchés. "Le Christ en agonie jusqu'à la fin du monde" : la passion me demeure étrangère tant que je ne réalise pas qu'elle est mon œuvre.
c- Nécessaire tremblement de terre pour briser nos cœurs altiers : "Si tu ne pleures pas devant la croix, de quoi pleureras-tu ?"

- La vraie vie c'est de mourir à soi-même : la vraie mort n'est pas la mort physique, mais le refus de se donner, le fermeture stérile sur soi-même
- Accepter de perdre son moi pour vivre à la mesure de celui qui est plus grand que moi, qui m'a donné l'existence, et m'offre son éternelle vie.
- Nécessité de mettre à mort le vieil homme pour que naisse l'homme nouveau.

15 mars 2015 : 4ème dimanche du Carême

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

Laetare : une joie donnée à ceux qui viennent à la lumière
I - Un combat entre la lumière et les ténèbres
    a- Dieu est la Vie, la Lumière, la Vérité
    b- le péché : l'absence de vie, de lumière, de vérité - conduit à la mort
    c- un combat dans mon cœur et dans le monde - la souffrance 

II - Une arme de lumière : le sacrement de la réconciliation
    a- un laser pour prendre la mesure de mon cœur
    b- une objectivation libérante
    c- une démarche concrète qui rejoint mon anthropologie

III - Une victoire offerte par le Christ, lumière du monde
    a- un pardon à recevoir - humilité - contrition - absolution
    b- un pardon qui n'a rien d'une ardoise magique - réparation
    c- un pardon à donner - être transformé de l'intérieur.

Lien intime entre l'Eucharistie et la réconciliation - Instruments souverains"Je vous demande d'être impitoyables pour ne jamais, jamais mettre en Dieu autre chose que de l'amour. Donc il n'est pas tout puissant. Dieu est-il grand ? Sage ? Non et non ! Il n'est qu'amour" (P. François Varillon s.j.)

1er mars 2015 : 2ème dimanchhe du Carême

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I- "Et il fut transfiguré devant eux" : accueillir une Révélation

    a- La purification à l'approche de Dieu : six jours / la montagne

    b- Transfiguration : "Trans" = pont entre deux réalités

    c- Elie et Moïse : la Loi et les Prophètes : Dieu se dit dans notre histoire. Préparation des apôtres à la Croix

II - "Il n'a pas refusé son propre fils" : accueillir la Croix

    a- Abraham : confiance totale ; sacrifices/holocaustes; fin des sacrifices humains - don du Père et du Fils

    b- Paul : Dieu en son fils nous a tout donné : don du Père et du Fils

    c- Jusqu'au bout de la dépossession et du don de soi. Ce sont les hommes et non pas Dieu qui ont mis à mort Jésus

III - "Ressusciter d'entre les morts" : accueillir ma Vocation

    a- Nous sommes entièrement dans la lumière de la Résurrection

    b- Baptisé : plongés dans le Christ pour être participant de sa nature divine

    c- C'est par l'amour que nous serons chacun transfigurés

Orient : icône : image d'homme/Dieu-transfiguré : contemplation

Occident : dimension souvent premières d'action et d'engagement.

Allier les deux bras de la Croix, l'horizontal et le vertical : allier Mt 25, 31-46 et Marc 9,2-10

15 fév. 2015 : 6ème Dimanche du Temps de l'Église

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

Un lépreux vint auprès de Jésus ;

+ Jésus est là : c'est Dieu lui-même qui fait les premiers pas

+ Jésus se laisse trouver, et s'offre à la liberté de l'homme

et tombant à ses genoux lui dit :

+ des gestes et des mots que l'on ne peut faire et dire qu'à Dieu seul

+ reconnaissance de sa finitude et de la force de salut de Jésus 

"Si tu le veux, tu peux me purifier."

+ la guérison de la lèpre : une résurrection : signe de l'avènement messianique

+ ni exigence ni mérite, mais ouverture à la bienveillante bonté

Saisi de compassion

+ Dieu en Jésus manifeste combien il est vulnérable à notre détresse

+ Dieu est étranger au mal - loin d'en être l'auteur, il vient nous en libérer

Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : "Je le veux, sois purifié."

+ Jésus brise l'interdit et prend sur lui la maladie de l'homme

+ Jésus sauve par un geste et une parole - sacrement - incarnation

A l'instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.

+ guérison immédiate, totale et radicale - le créateur est recréateur!

+ ce qui guérit c'est le contact sensible et la parole de Jésus

Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »

+ force de caractère de Jésus pour défendre le secret messianique

+ rôle de l'Eglise : c'est toujours le Christ qui agît - non abolir mais accomplir

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

+ le lépreux rejoint la communauté des hommes - le sauvé devient sauveur

+ Jésus prend sur lui l'accusation de péché et d'exclusion

 

- Jésus exécuté au calvaire, comme un blasphémateur et un malfaiteur : il faut attendre la croix pour bien comprendre le salut que Jésus apporte

- Caractère contagieux de la maladie comme de la guérison

 - Jésus nous offre une guérison que nous ne pouvons pas conquérir par nous-même

8 fév. 2015 : 5ème Dimanche du Temps de l'Église

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

« Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort »
I - Ma vie est traversée de finitudes, physiques et spirituelles
    a- Vallées de nos maladies, de nos infirmités - peine de l'apprentissage et du travail
    b- Collines de nos péchés - de notre orgueil et de notre égoïsme
    c- Précipice de la mort qui angoisse d'autant plus que l'on se refuse à la nommer

II - Quel est mon horizon ? Qu'est ce qui m'élève ?
    a- Ma limite n'est pas un handicap mais un appel
    b- Puissance du désir spirituel qui donne sens à ce monde qui passe
    c- Jésus vient me prendre par la main pour me lever, me ressusciter

III - Quel est mon fondement ? Qu'est ce qui m'enracine et me déploie ?
    a- La prière, à la base de toute la vie de Jésus
    b- Un combat à mener pour transformer mon cœur et mon regard
    c- Pour Servir, pour Annoncer la Bonne Nouvelle, pour l'Autre...

Que demandons-nous à Dieu : la santé ou la sainteté ? Si rien n'est possible sans Jésus tout le devient avec lui. Accepter que Dieu seul puisse faire toute chose en ma vie.


1 fév. 2015 : 4ème Dimanche du Temps de l'Église

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »

Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.


Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I - " Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?"
    a- Ecouter est une attitude spirituelle décisive - difficultés, combats
    b- Je n'ai pas le temps / j'ai compris-jugé / j'ai la vérité ultime
    c- Qui écoutons-nous vraiment ? Qui nous écoute vraiment ?

II - "Et pourtant ils avaient vu mon exploit"
    a- Jésus enseigne en homme qui a autorité. Il EST la Parole
    b- L'esprit mauvais, père du mensonge. Connaître pour écouter ou pour combattre ?
    c- Puissance de la Parole créatrice, re-créatrice, libératrice... en tant qu'elle est accueillie.

III- "Pour que vous soyez attachés au Seigneur sans partage"
    a- Paul, prophète soucieux de l'essentiel : la rencontre et la vie avec Dieu
    b- Réaliser la transcendance absolue de Dieu, unique essentiel vers lequel nous marchons
    c- Jésus est attaché à son Père sans partage, c'est pour cela qu'il est parfaitement libre et libérateur.

"Aujourd'hui ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur" : Si notre monde a besoin de foyers où l'on s'aime, il a aussi besoin d'hommes et de femmes dont on puisse dire : "Dieu leur suffit".


25 janvier 2015 : 3ème Dimanche du Temps de l'Église

Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.


Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I - Le temps est limité : ma vie sur cette terre est limitée
    a- "Je n'ai absolument pas le temps" - quel est l'"absolu" de ma vie ?
    b- "Ne pas remettre à demain..." - temps = gaz parfait
    c- L'allocation de mon temps reflète la hiérarchie de mes priorités !

II - Le temps a un sens : ma vie sur cette terre a un sens
    a- Le temps a une signification et une direction - ce monde passe
    b- Le temps offert comme espace de conversion - vieil homme/homme nouveau
    c- Il y a l'unique essentiel vis-à-vis duquel tout est relatif - choix

III - Le temps est accompli : c'est aujourd'hui que ma vie s’accomplit
    a- C'est aujourd'hui que toutes choses s'accomplissent en ma vie – « Aussitôt »
    b- Ce monde tel que nous le voyons est en train de passer - tout bouge
    c- "Ils partirent derrière lui" - quel point fixe pour garder mon équilibre ?

Devant qui/quoi et de quelle façon est-ce que je m'agenouille ?
Aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie !


18 janvier 2015 : 2ème Dimanche du Temps de l'Église

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait,et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? »Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire  : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I - "Que cherchez-vous" ? - « D'un grand espoir, j'espérais le Seigneur »
a- qu'est-ce qu'une vie réussie ? quelle est MA vocation ?
b- quand, comment, par qui est-ce que j'accepte d'être questionné ?
c- suis-je ouvert à un appel dans le concret des médiations de ma vie ?

II - "Venez, et vous verrez" – « Il s'est penché vers moi »
a- être disponible pour une authentique rencontre
b- être libre pour engager ma vie et me mettre en mouvement
c- être confiant en accueillant une parole et un projet qui me dépasse

III- "Nous avons trouvé le Messie" – « En ma bouche il a mis un chant nouveau »
a- une relation personnelle de cœur à cœur
b- une relation qui m'engage par tout mon être, corps et esprit
c- une relation qui irradie toutes mes relations 

Ma vocation c'est de devenir moi-même - N'ayons pas peur de devenir nous-même, et d'en être totalement transfiguré. Annoncer le Christ c'est rendre l'autre disponible à l’hôte intérieur.

11 janvier 2015 : Baptême du Seigneur

En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I - "C'est toi, mon fils bien-aimé" : un témoignage
a- La Trinité nous révèle l'identité de Jésus
b- Jésus nous révèle l'identité du Père et de l'Esprit Saint
c- Le témoignage, acte de vérité, est toujours en faveur de quelqu'un d'autre que de celui qui témoigne
 
II - "C'est toi, mon fils bien-aimé" : l'identité de Jésus
a- Marc 1,10; Marc 8,28; Marc 15,39 : révélation constante d'une même identité
b- Il faudra du temps pour que les apôtres de Jésus comprennent son identité
c- Suis-je au début, au milieu ou à la fin de l'Évangile dans ma propre compréhension : en
d'autres termes est-ce que cette vérité change quelque chose en profondeur dans ma vie ?
 
III - "C'est toi, mon fils bien-aimé" : ma propre identité
a- mon baptême : un rite au passé, ou une identité au présent ?
b- Chrétien : à la fois un nom et une mission. "Nous ne pouvons pas nous dire enfant de
Dieu si nous ne gardons pas ses commandements". Nous ne pouvons témoigner que de ce que nous vivons.
c- Y a-t-il correspondance entre ce que je vis et ce que je suis ? Quelle est ma véritable identité ?
 
Réaliser notre identité : par notre intelligence, par notre cœur, par nos mains.
C'est bien de chacun de nous que le Père des cieux veut parler lorsqu'il déclare :
"C'est toi, mon fils bien-aimé, en toi j'ai mis tout mon amour"

4 janvier 2015 : Épiphanie du Seigneur

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »

Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I – La splendeur de la Vérité
a- mon âme a soif du Dieu vivant - aller au fond de soi-même
b- ma conscience, mon intelligence et mon expérience me guident
c- ma rencontre avec le Dieu vivant passe toujours par Jérusalem
II – La question de la liberté
a- les prêtres : ils savent, ils transmettent, mais ils ne bougent pas
b- Hérode : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu – mise à mort
c- les mages : adoration, offrande, déroutement, et grande joie
III – La lumière de l’universalité
a- universalité du salut pour tous les peuples de la terre
b- universalité du salut pour toutes les dimensions de ma vie
c- universalité du salut m’invitant à quitter mes étroitesses pour m’ouvrir à plus grand que moi, à mes frères et à Dieu.
« Ils regagnèrent leur pays par un autre chemin… » :
la rencontre du Christ ne peut pas ne pas provoquer une amorce de conversion.
Suis-je une étoile sur la route de mes frères ?
 

8 décembre 2014 : 2ème dimanche de l'Avent

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.
Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I - Qui est Jésus ? Une question dans l'histoire, dans mon histoire ?
    a- La question centrale des évangiles
    b- Pour comprendre le Sauveur : le Précurseur, Jean le Baptiste
    c- Pour comprendre le Précurseur : toute la Première Alliance : Isaïe, Exode,...
II - Ai-je besoin de Jésus ? Une conversion dans l’histoire, dans mon histoire ?
    a- "J'ai déjà une religion et je ne m'en sers pas !"
    b- Aller au désert : du vide au plein de mon existence
    c- Reconnaître mon péché - Remis à mes propres forces, je n'y arrive pas
III - Que m'apporte Jésus ? Un salut dans l'histoire, dans mon histoire ?
    a- Commencement : une nouvelle Genèse, un nouvel Adam
    b- Bonne Nouvelle : elle nous apporte le salut
    c- Jésus-Christ, le Fils de Dieu : il nous offre de renaître dans l'Esprit Saint
Seigneur, donne-moi d'avoir faim et soif de ta parole, de ta présence, de ton salut...
Viens Seigneur Jésus !

23 nov. 2014 : Le Christ, Roi de l'univers

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !'

Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?' Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.'

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.'

Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?' Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.' Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

Extraordinaire présence réelle de Jésus en ma vie, en mes frères, en ce monde...
I - Le Roi de l'univers est réellement présent en mon coeur : JE
a- JE - j'ai un prix infini aux yeux de Dieu - sa réelle présence en ma vie
b- JE - j'ai un cœur partagé entre le groupe des brebis et le groupe des chèvres
c- JE - j'ai une liberté chrétienne pleine et entière, et la responsabilité d’en témoigner

II - Le Roi de l'univers est réellement présent en chacun de mes frères : TU
a- TU - le visage de mon prochain me révèle le vrai visage du Christ, de la Crèche à la Croix
b- TU - qui est mon prochain ? Celui dont je me rends activement proche – en gros ou en détail ?
c- TU – le service du mon prochain me révèle à moi-même, aux autres et à Dieu, au réel présent

III- Le Roi de l'univers est réellement Dieu, vrai Dieu né du vrai Dieu : IL
a- IL - au-delà de l'autre, le "tout autre" qui mesure ma vie
b- IL - une fraternité commune reçue d'un Père commun, en Christ : tous appelés au salut
c- IL – la Charité se reçoit dans la prière comme une grâce qui me fait passer du naturel au sur-naturel

 - Ligne de partage de l’omission entre le plein d’amour et le vide d’amour : les réprouvés ne sont pas ceux qui ont « mal fait » mais ceux qui n’ont « rien fait » : il ne s'agit pas de ne pas faire le mal, il s'agit de faire le bien comme le Christ, à son exemple, avec sa force et son Esprit.
- Dieu n'aura pas à juger les hommes, ils se seront jugés tout au long de leur passage sur cette terre.
- Le Christ, Roi de l'univers, a reçu tous pouvoirs de son Père, et le premier de ces pouvoirs n'est rien d'autre que celui de sauver toute la Création.

9 nov. 2014 : dédicace de la basilique du Latran

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : «  Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

Eléments de réflexion


I – Le Temple de Dieu, l’unique, le trois fois saint
a- importance du sens du sacré, du sens de la transcendance
b- tièdes ou brûlants ? Anesthésiés ou réactifs ? morts ou vivants ?
c- tentation orgueilleuse de l’intellectualisme – rôle des signes sensibles

II – L’Eglise, Corps du Christ, Temple de l’Esprit
a- le Christ, vrai Dieu et vrai homme, est l’authentique lieu de Dieu
b- l’Eucharistie fait Eglise / l’Eglise fait l’Eucharistie
c- Eglise sainte faite de pêcheurs – respect et confiance en l’Eucharistie

III – « Le Temple de Dieu est sacré, et ce Temple c’est vous »
a- Dieu veut faire de chacun de nous sa demeure
b- une communion fraternelle à la même source
c- les vrais adorateurs adoreront en Esprit et en Vérité

Tout homme est sacré. Infini respect porté à chacun, à commencer par soi-même.

2 novembre 2014 : Commémoration de tous les fidèles défunts

 Jésus disait à ses disciples : « Restez en tenue de service et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun son tour. S’il revient vers minuit ou plus tard encore, et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I – Nous sommes faits pour la vie
    a- la mort est la réalité la plus certaine de nos existences terrestres
    b- la mort est la réalité la plus choquante et contre-nature de nos vies
    c- innombrables et illusoires tentatives de résoudre la question d’Epicure à Marx par tous les spiritualismes d’occasion
II – Nous sommes faits pour la vie aujourd’hui
    a- quelle est la disposition de mon cœur : attente dans la confiance ou la crainte ?
    b- comprendre notre existence comme un rendez-vous d’amour
    c- être habité par le Seigneur, pour habiter sa maison. Aimer ce que Dieu commande, pour que « sa volonté soit fête »
III – Nous sommes faits pour la vie éternelle
    a- tous nous avons été créés pour une vie éternelle
    b- solidarité du ciel avec la terre : l’intercession de Tous les Saints
    c- solidarité sur cette terre et au-delà, avec les présents et les défunts. Prier pour les morts, à l’heure de la rencontre

Etre Saint car Dieu est Saint, pour habiter la maison du Seigneur. Etre homme ce n’est pas seulement ce que nous sommes par naissance, mais ce que nous sommes appelés à être par l’exercice de notre liberté = la Sainteté n’est pas un luxe mais une nécessité. Là où nous mettons « un » le Seigneur « abonde » de « cent mille »

12 octobre 2014 : 28ème Dimanche du Temps de l'Église

Jésus disait en paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités : 'Voilà : mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce.' Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.

Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : 'Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.' Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.

Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : 'Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?' L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : 'Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.' Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. »

Eléments de réflexion

I - Tous les baptisés sont appelés à célébrer les noces éternelles - DON - Eucharistie, action de grâce

a- l'Eucharistie est une noce, un repas d'alliance, une libre invitation

b- se rendre à une noce cela peut être merveilleux ou éprouvant

c- de l'ignorance à l'hostilité de certains invités/baptisés

II - Tous les hommes sont appelés à recevoir le salut - MISSION - une invitation pour tous en pure grâce

a- l'invitation est celle du salut qui détruit la mort pour toujours

b- à force d'être "tous invités" nous trouvons cela "normal" / "banal"

c- « Il est des gens qui sont du Royaume sans être de l’Eglise » Saint Augustin

III - Tous les convives sont invités à accorder leur cœur en vérité - CONVERSION - se laisser transformer par la grâce

a- quelle est la réalité de la vie de mon baptême ? du vêtement de noce ?

b- quelle est la place du sacrement de la réconciliation en ma vie ?

c- quelle est la vérité de la présence eucharistique en ma vie ?

Suis-je un "habitué-blasé" ou un "invité-émerveillé" ? Suis-je dans une dynamique de conversion ? Suis-je ici par simple devoir ou du fond du cœur ? L'Eucharistie est-elle pour moi communion de vie ? A.R.

28 septembre 2014 : 26ème Dimanche du Temps de l'Eglise

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux anciens : « Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne.' Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ».

Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole. »


Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I - Nous savons tous dire le Bien et le Vrai
    a - notre conscience nous guide vers la vérité et le bien // révélation
    b - nous affirmons le plus souvent avec conviction le bien en parole
    c - nous mentons comme hommage du vice à la vertu
II - Nous expérimentons tous la difficulté de faire le Bien et le Vrai
    a - mes incohérences me font souffrir – je sais mais je suis esclave
    b - mes incohérences me désarticulent – dans ma relation avec Dieu, avec mes frères, avec moi-même…
    c - mes incohérences sont un contre-témoignage
        + ce n’est pas parce que je ne fais pas que ce que je dis est faux
        + parents : nos actes sont-ils en accord avec nos paroles ?
        + enfants : nos paroles sont-elles en accord avec nos actes ?
III - Le défi d’être dans le Vrai et le Bien
    a - la reconnaissance de la vérité comme lieu de ma conversion
    b - le rôle de la volonté et du cœur : non pas « volontarisme » mais « être aimanté »
    c - drame de l’orgueil – grâce de l’humilité – don de la confiance

Seigneur, donne-moi soif de la vraie vie, de pratiquer ton amour.
Seigneur, donne-moi assez d’humilité et de volonté pour me convertir.
Seigneur, donne-moi de vouloir avec mon cœur que ta volonté soit faite en vérité sur la terre, comme au ciel, comme en ma vie.

21 septembre 2014 : 25ème Dimanche du Temps de l'Eglise

Jésus disait cette parabole : « le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.

Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?'

Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.'

Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent.

Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !'

Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ?'

Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I - "Mes pensées ne sont pas vos pensées"
    a- La pointe : le Royaume des cieux - la juste image de Dieu
    b- Convertir notre regard et notre conception - la juste relation
    c- Il est excellent que nous soyons choqués - la juste conversion

II - "La bonté du Seigneur est pour tous"
    a- Le maître a l'initiative de la rencontre, et se soucie du travail de chacun
    b- Le maître aime tous les hommes, et veut la dignité de chacun
    c- Le maître est dans une dynamique de bonté gratuite

III - "Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que je suis bon ?"
    a- Passer de la récrimination jalouse au généreux partage de la joie
    b- Passer de la comptabilité à l'amour, de l'obligation à l'amitié
    c- Passer du mérite à la grâce - un don de Dieu n'est jamais un dû !
Dieu veut se donner lui-même, il est tout entier dans la gratuité !
Est-ce que ma vie chrétienne est un devoir ou une joie ?
"Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis" : se convertir à la logique de l'amour.

14 septembre 2014 : 24ème dimanche du Temps de l'Eglise

Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.


Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I - Un lien intime au cœur de notre humanité entre l’amour et la souffrance
    a – Bien distinguer la douleur de la souffrance – d’où vient la gifle ?
    b – Nous ne souffrons que par ceux et pour ceux que nous aimons
    c – Nous aimons bien peu par peur d’être rendu vulnérable à la souffrance
II – La Croix, sommet de souffrance car sommet d’amour
    a – Le Christ à la Croix souffre de tous les refus d’aimer de toute l’humanité : il porte le poids du péché du monde, du NON de l’homme à Dieu
    b – Le Christ à la Croix exprime en un sommet ce qu’il ne cesse de vivre de toute éternité : se donner à l’autre, à son Père et à ses frères, sans réserve de soi-même : le OUI sans limite d’un homme à Dieu
    c – La Croix est le lieu d’un combat décisif entre l’amour et le non-amour, entre l’orgueil - l’amour de soi jusqu’au mépris de l’autre - et le don - l’amour de l’autre jusqu’à l’oubli de soi
III – La pleine compréhension de la Croix, c’est la Gloire
    a – Jusqu’au VIème siècle, la Croix ne porte jamais l’image du Christ
    b – La Croix est le signe glorieux de la victoire sur la mort
    c – La Croix révèle l’amour fou de Dieu pour l’homme

N’ayons pas peur de la Croix, elle est le lieu de notre salut. Avec l’aide du Christ, entrons dans ce chemin de conversion, faisons de notre vie un signe d’amour au milieu de ce monde, un signe de la Croix.


7 septembre 2014 : 23ème dimanche du Temps de l'Eglise (Mt. 18, 15-20)

 Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église ; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain.

Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.

Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. » 

Eléments de réflexion - P. A. de Romanet

I- Nous sommes faits pour aimer et être aimés

a – aimer est l’accomplissement parfait de la Loi, et de notre loi

b – aimer c’est se décentrer pour vouloir le bien de l’autre

c – aimer son prochain et aimer le Seigneur forment un tout

II – La réalité du péché comme absence d’amour

a – Dieu est vie et amour : amour de l’autre jusqu’à tout créer

b – mensonge et ténèbres : amour de soi jusqu’à tout ruiner

c – amour et souffrance comme deux faces de la réalité de ce monde

III – Le pardon, puissance de salut et de résurrection

a – reconnaître la vérité – climat d’amour et non de jugement

b – exercer la charité – gratuité du don au nom de l’amour

c – un pardon qui se reçoit de Dieu pour le transmettre à ses frères

« Pardonnes-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi… » : s’appuyer sur l’extraordinaire puissance de grâce du sacrement, et sur les paroles de Dieu notre Père -« Mon fils que voilà était mort, il est revenu à la vie… »

 

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